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Parachat Béréchit : la création, la Torah et le plan du monde


DE QUOI TRAITE PARACHAT BÉRÉCHIT ?

Avec notre Sidra nous entamons un nouveau cycle de lecture annuel de la Torah. « Au commencement … » Hachem a créé le monde et tout ce qu’il contient en six jours, de la lumière le premier jour jusqu’à l’Homme le sixième. Sa création est suivie immédiatement du Chabbat, le premier de l’histoire de l’humanité. Adam et Hava (Eve) sont installés dans le Gan Eden avec comme seul interdit de ne pas consommer le fruit de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal. Mais le serpent réussi à duper Hava et à la convaincre d’en goûter, puis à travers elle, Adam. Le péché originel est ainsi commis avec des conséquences éternelles pour toute l’humanité. Le couple est chassé du jardin d’Eden, l’Homme devient mortel, il devra travailler durement pour se nourrir, la femme enfantera dans la douleur... Quant au serpent, il rampera désormais sur son ventre, mangera la poussière et deviendra l’ennemi de l’Homme.

 Adam et Hava ont deux fils, Caïn et Abel. Ils présentent chacun un sacrifice à Hachem qui agrée  celui d’Abel tout en rejetant celui de Caïn. Suite à cet incident, les frères se disputent et Caïn, jaloux, tue son frère. Il est chassé et errera toute sa vie sur terre.

Adam et Hava ont un troisième fils, Seth et la Sidra s’achève en présentant les générations suivantes Jusqu’à Noah et ses trois fils : Sem, 'Ham et Yaphet.




LA LETTRE BETH


Le Midrach raconte qu’au moment où le Tout-Puissant s’apprêtait à créer le monde, les vingt-quatre lettres de l’alphabet se présentèrent devant le Trône Céleste. La lettre Tav, la dernière et la plus importante, d’une valeur numérique de quatre cents, présenta son argumentation pour que le monde fût créé par elle. Cependant, le Saint béni soit-Il avait des raisons précises de ne pas accéder à sa demande.

Le Chine prit la suite, suivi du Rech sans succès….Toutes les lettres défilèrent ainsi, les une après les autres, devant le Créateur jusqu’au moment où l’avant-dernière, le Beth, déclarât : « Maitre du Monde, c’est par moi que Tes enfants te loueront chaque jour lorsqu’ils diront : «  Baroukh Hachem le’olam. Amen Veamen !- Beni soit l’Eternel à jamais. Amen et amen ! » Alors D. répondit au Beth : «  Baroukh haba bechem Hachem- Beni soit celui qui vient au Nom de D. »

D. prit donc le Beth, et c’est par lui qu’Il créa le monde : « Berechit bara Elokim éte hachamayim… »

Un autre Midrach nous apprend que le Tout-Puissant choisit le « Beth » - dont la valeur numérique est deux - parce que la Création est double et qu’elle comprend deux mondes : le monde présent et le monde futur.

Le Sefath Emeth interprète ces deux Midrachim comme l’illustration d’un seul et même thème :

Barouh : la bénédiction représente le point d’interférence entre le domaine de D. et celui de l’homme : D. nous a donné la faculté de Le bénir par la berakha que nous prononçons et Il nous accorde à son tour Sa bénédiction. Si nous sommes portés à nous adresser à notre Créateur pour Le bénir, c’est que nous en ressentons le besoin et que la sphère humaine ne suffit pas à satisfaire les aspirations de notre âme. Et pour cause ! L’homme est créé de manière que le Sacré- le sens du Divin et du monde futur- doit nécessairement  s’intégrer au système dans lequel il évolue.


On comprend dès lors pourquoi le monde n’a pas été créé par la lettre Aleph. En effet, Aleph est la première lettre du mot Arour, maudit : l’antithèse de la bénédiction est aussi la première lettre du mot e’had, unique. Si l’homme s’invente un circuit fermé, une prétendue unicité « cohérente » sans avoir recours à D. et sans se référer à l’au-delà, sa découverte révèle d’une sensation purement artificielle. Sa philosophie débouchera inévitablement sur une impasse. Et le vide qu’il ressentira bientôt lui indiquera qu’il s’est engagé sur une voie de malédiction, Arour.

Dans le même ordre d’idées, un troisième Midrach nous enseigne que le Saint béni soit-Il choisit la lettre Beth parce qu’elle est fermée sur trois de ses cotés et ouverte sur le quatrième. Le Midrach poursuit : lorsque, dans la suite des temps, quelqu’un se présentera qui déclarera être dieu, on lui répliquera : «  Si tel est le cas, ferme donc le quatrième coté du Beth ! » Là encore, nos Sages soulignent que l’homme peut très bien cerner adéquatement un problème métaphysique mais il ne pourra le résoudre que par l’existence de D. On choisit, en toute liberté, d’y croire car c’est la seule manière de donner un sens à la vie.

A l’inverse, si l’homme rejette le Sacré, l’ouverture reste béante. Quoiqu’il arrive, il sera saisi d’un vertige fatal devant le vide qui s’ouvrira sous ses pas et il sera englouti par le nihilisme dans lequel il se sera lui-même précipité, en désespoir de cause.

Essayons de saisir le sens et la profondeur des enseignements de nos Sages. Laissons D. pénétrer dans notre cœur, dans notre vie de tous les jours ; il n’existe pas d’autre voie pour retrouver notre plénitude.


« D. a regardé dans la Torah et Il a créé le monde. »

Nos sages nous révèlent que D. n’a pas d’abord créé le monde et ensuite la Torah comme « mode d’emploi » de l’univers. La Torah a été créée la première, deux mille générations avant la Création du monde. C’est elle dont D. s’est servi comme plan de construction pour créer l’Univers. Comment comprendre cela ?

Avec les progrès scientifiques et technologiques croissants que la science met à la disposition de l’être humain, l’homme ne peut que s’émerveiller devant la perfection infinie que la nature offre au regard. Depuis la molécule la plus infime jusqu’aux créations à l’échelle cosmique, tout fonctionne et s’harmonise de manière parfaite. Et pourtant, à la manière de la fable « Le Gland et la citrouille », on pourrait trouver à « redire » au Créateur. La nature recèle une grande perfection, certes, mais toute relative. Ne présente-t-elle pas également des manques ?

Prenons l’exemple de l’œil. Les savants n’auront jamais fini de sonder les facultés de cet organe extraordinaire : la façon dont il fonctionne, dont il est protégé, entretenu, dont il peut traduire les états d’âme….Cependant, peut-on dire qu’il soit parfait ? Pas exactement, semble-t-il, car le champ visuel de l’homme est limité : entre autres, il ne peut pas percevoir ce qui se passe derrière lui. D. n’aurait-Il pas pu donner à l’ œil humain un champ de vision complet de trois cent soixante degrés ? Non, car avant même la Création du monde, il était écrit dans la Torah : «  Maudit soit quiconque frappe son prochain en cachette (par derrière) ! » Or si l’homme avait pu voir ce qui se passe derrière lui, personne n’aurait pu le frapper par derrière, et cette malédiction, consignée dans la Torah, n’aurait eu aucun sens. Puisque la Torah constitue le plan du monde, l’œil humain a été élaboré de manière à ce que la mise en garde : « Maudit soit quiconque frappe son prochain en cachette ! » ait toute sa réalité. Ainsi, l’Univers a donc été créé avec une perfection façonnée selon les impératifs de la Torah.

Des lors, on peut comprendre que les Patriarches aient observé toutes les Mitsvoth de la Torah sans qu’elles leur aient été révélées. Abraham Avinou, observant le monde dans sa recherche absolue de la vérité, a non seulement découvert le Créateur, mais il a aussi réussi à pénétrer la Volonté Divine dissimulée derrière chaque élément de la Création. Tandis que le scientifique analyse le « comment» - les éléments constitutifs et les facultés de toute chose créée - Abraham Avinou, lui, en a recherché le « pourquoi ». Il s’est demandé pour quelle raison tel membre, telle créature, tel élément a été créé par D. d’une certaine manière et non d’une autre. Et, par sa grandeur, par son intégrité et sa sagesse extrêmes, Abraham Avinou est parvenu à discerner le but que le Créateur a assigné à chaque chose, le commandement divin qui en a délimité la forme et la nature. C’est par l’observation de l’univers qu’il est parvenu à retrouver le plan de la Création ; en examinant le Monde, Abraham a réussi à « reconstituer » de lui-même toutes les Mitsvoth de la Torah.

Parce que le peuple d’Israël n’avait pas l’envergure de ses Pères, D. lui a révélé la Torah. Cependant, Israël ne doit pas oublier que la Torah ne se limite pas à présenter le « mode d’emploi idéal » du monde. En tant que projet initial de la Création, elle constitue l’unique voie pouvant mener l’univers- et tout ce qui le compose- à réaliser sa mission ultime.

 Source : Imrei Cohen- Rav Guerchon nous parle




SE LAVER À L’EAU CHAUDE LE CHABBAT ?

Il est interdit de se laver tout le corps à l’eau chaude le Chabbat même si celle-ci a été chauffée avant l’entrée du Chabbat. On ne peut pas non plus se laver tout le corps chaque membre séparément, ni même répandre de l’eau chaude sur tout le corps.

Il est permis de se laver les mains, le visage, les pieds ou toute autre partie du corps avec de l’eau chauffée avant l’entrée de Chabbat, mais on ne se lave pas la majorité du corps.

Si l’eau a été chauffée pendant Chabbat, il sera interdit de l’utiliser même uniquement pour se laver les mains.

Il est permis de se laver à l’eau froide, même tout le corps, mais on ne le fera pas dans un cours d’eau.

Cependant un malade et une personne habituée à se laver chaque jour tout le corps à l’eau chaude et qui serait particulièrement incommodée de ne pas le faire le Chabbat, peuvent se laver tout le corps à l’eau chaude qui a été chauffée avant l’entrée du Chabbat. Ces personnes doivent cependant prendre garde à s’essuyer délicatement les cheveux afin de ne pas les essorer. (*)

(*) Biour Halakha, Chapitre 326, § 1 « Ba-mayïm ché-hou ‘hamou… »

Source : Le recueil du Chabbat par le Rav Ytshak Houri

 

NB : Pour Israël, si l’eau a été chauffée au moyen du « Doud Chémech », voir les écrits du Richon Létsion Rav Ovadia Yossef zatsal, Chou’t Yabiya’ Omer vol.4 chap.34, et Hazon Ovadia-Chabbat vol.4 page 405.

Pour le Mikvé voir les halakhot spécifiques à ce sujet.


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Paru au Journal Officiel du 01/1990

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