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Parachat Ekev, l’observance des mitzvot pour un avenir prometteur


QUELS SONT LES SUJETS TRAITÉS DANS PARACHAT EKEV ?


La prospérité, le bonheur et la paix du peuple dépendront exclusivement de l'observance scrupuleuse de l'Alliance. Voici le « leitmotiv» des chapitres de notre Sidra. Le souvenir des épreuves du désert servira de leçon pour éviter au peuple égarements et négligences qui pourraient lui coûter cher. Moché rappelle ses multiples intercessions auprès de D. pour obtenir le pardon des fautes graves commises, et l'amour dont D. a fait preuve en de multiples circonstances envers ce peuple « à la nuque dure». Il mentionne le veau d'or, la révolte de Kora'h, la tragique aberration des douze explorateurs, autant d'exemples qui servirent d'enseignement. Et en guise de symbole, Moché conclut par le rappel de l'institution des tephilines, signe de la soumission complète de l'homme, et de la Mézouza, emblème de la maison toute entière au service de D. C'est ainsi seulement qu'Israël pourra tenir tête à toutes les attaques morales et matérielles, et que le peuple marchera vers un avenir qui s'annonce lumineux.

Source : La Torah Commentée

 

 


Moché poursuit la rétrospective entamée au début de la Sidra de Dévarim, il rappelle les rébellions d'Israël dans le désert : le veau d'or, avec comme conséquence les Tables brisées, les réclamations à propos de l'eau et de la manne, l'avidité avec laquelle Israël s'est jeté sur les cailles et l'envoi des explorateurs à partir de Kadèch Barnéa. A ce rappel des fautes d'Israël succède celui de l'immense bonté de D. qui pardonne et fait don à Israël des deuxièmes Tables de la Loi. Enfin, comme s'il voulait rayer d'un trait le passé et ouvrir pour l'avenir une page nouvelle, Moché conclut : "Et maintenant, Israël, que demande de toi l'Éternel ton D., si ce n'est que tu le craignes, afin de marcher dans ses voies, d'aimer et de servir l'Eternel ton D., de tout ton cœur et de toute ton âme "(ch. 10 v. 12 et 13).

II continue en disant que l'Éternel : haEl hagadol, haguibor véhanora, grand, puissant et redoutable, ne fait point acception de personnes et ne cède point à la corruption (v.17).

Ossé michpat yatom vealmana, veohev guèr late't lo lé'hèm vessimla. (v. 18). "Il défend le droit de l'orphelin et de la veuve, aime l'étranger et lui procure nourriture et vêtements‘’.

etrangerTout grand et puissant qu'il soit, il ne considère pas comme déshonorant de s'occuper personnellement de l'homme de la rue, des défavorisés de la société. Il exige de nous la même attitude (v. 19): vaahavtem èt haguèr, ki guérim héyitèm beéretz mitzrayim, "Vous aimerez donc l'étranger, vous qui fûtes étrangers dans le pays d'Egypte". D'après le Talmud, l'obligation d'aimer l'étranger et de se conduire avec lui avec justice et miséricorde n'apparaît pas moins de trente-six fois (Baba Métsia 59 b). Le fait que cet impératif soit répété tant de fois, nous apprend deux choses.

Tout d'abord, qu'il a une grande importance aux yeux de la Bible. Ensuite, que c'est un domaine qu'on a tendance à négliger, qu'on est susceptible d'oublier pour toutes sortes de raisons. La raison habituellement invoquée par la Bible, pour justifier les égards particuliers que nous devons avoir vis-à-vis des étrangers est la suivante : c'est "parce que vous étiez vous-mêmes étrangers dans le pays d'Égypte" Dévarim (10;19). Dans quelle mesure, le fait qu'une personne ait elle-même souffert, l'oblige à prendre en considération la souffrance d'autres personnes qui sont dans la même situation ?

Au contraire, nous savons que la souffrance provoque souvent une réaction inverse : elle endurcit et rend insensible à la souffrance d'autrui.

Alors, pourquoi la Torah nous rappelle-t-elle notre expérience passée?

Rachi (1038-1105) fournit un élément de réponse dans un passage de Chémot (23;9), où il est question de l'étranger: "Tu n'opprimeras pas l'étranger, car vous connaissez le cœur de l'étranger, vous qui avez été étrangers en Égypte" et Rachi d'expliquer : "vous savez combien c'est dur pour lui d'être soumis à une contrainte". Par notre expérience passée, nous savons que ce qui peut paraître "normal" pour d'autres gens, apparaît à l'étranger comme une oppression et une contrainte. Il ne suffit pas de traiter l'étranger de la même façon que les autres citoyens, nous devons lui manifester une sollicitude particulière, car il est particulièrement susceptible.

Ibn Ezra (1098-1164) souligne le fait que l'étranger apparaît généralement de concert avec la veuve et l'orphelin. Nous ne devons pas les maltraiter et croire que nous pouvons mal agir à leur égard en toute impunité. Ils ont un défenseur : "Si tu les humilies, quand leur plainte s'élèvera vers Moi, J'entendrai certainement leur cri" Chemot (22;22) dit l'Eternel.

Ibn Ezra souligne également le passage du singulier au pluriel dans ces versets, Chémot (23;9) pour nous signifier que celui qui est témoin de l'oppression de l'étranger ou du pauvre et qui reste silencieux, devient par son silence complice du crime, même s'il n'y a pris aucune part active. Dans une société libre, certains sont coupables, tous sont responsables.

fraternitéNahmanide (1195-1270) développe cette idée. Pourquoi, demande-t-il, aurions-nous pu penser qu'il était licite d'opprimer l'étranger ? Parce que nous sentons, que contrairement à l'étranger, nous détenons les clés du pouvoir. La Torah vient alors rappeler à ceux qui auraient la mémoire trop courte : "Vous aussi étiez étrangers en Égypte" et voyez comme la situation a changé à votre avantage. Par conséquent, prenez garde, ne maltraitez pas l'étranger; car l'homme faible et sans défense qu'il est aujourd'hui, peut devenir un homme puissant demain. Pour Ramban par conséquent, traiter l'étranger avec justice n'est pas seulement un acte dicté par un souci humanitaire, par la défense des droits de l'homme, c'est aussi faire preuve de réalisme à la lumière de notre propre expérience.

De plus, la Torah quand elle évoque ce sujet, comme toujours, fait preuve d'une grande précision. L'étranger doit être traité comme l'autochtone; cela implique une égalité devant la loi et la justice dans les conditions de travail et de salaire Vayikra (25;35) et par-dessus tout dans le droit au respect et à l'amour : "Si un étranger séjourne avec toi dans votre pays, ne le molestez point. L'étranger sera pour vous comme l'un de vos compatriotes; tu l'aimeras comme toi-même .... Je suis l'Eternel votre D. " Vayikra (19;33 et 34).

Ainsi le "comme toi-même" peut signifier : aime-le parce qu'il est comme toi-même, un être humain avec des sentiments et des émotions. Quant au pluriel de "Je suis l'Eternel votre D. ", il implique: Je suis ton D. aussi bien que son D..

Et le philosophe contemporain Abraham Yehochoua Heschel d'ajouter: "Ou bien D. est le père de tous les hommes ou bien, il ne l'est d'aucun".

Petites lumières pour le Chabbat, Grand-Rabbin Alain Weil

 


 

ALLUMAGE DES BOUGIES DU CHABBAT

chabbatSelon la stricte obligation, on peut allumer les bougies et prononcer la bénédiction quand la lumière électrique est allumée, et il n’y a pas lieu de craindre que la bénédiction soit dite en vain. En effet, par les bougies que l’on allume en tant que mitsva, on ajoute un supplément de lumière en l’honneur de Chabbat. Il est préférable cependant d’éteindre la lumière électrique avant l’allumage des bougies, puis de la rallumer en l’honneur du Chabbat quand on s’apprête à l’allumage.

De cette façon, la mitsva s’accomplit avec une perfection, par l’effet conjugué des bougies et de l’éclairage électrique. De plus, si la lumière électrique restait allumée pendant l’allumage des bougies, il ne serait pas manifeste que la femme accomplit une mitsva en allumant ces dernières, puisqu’il y aurait déjà de la lumière.

D’après le Midrach, Pniné Halakha

 

 

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